Ici se retrouvent ceux qui pensent qu’une autre gauche est nécessaire !
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Et si la question était plutôt de savoir comment les mobilisations sociales s’articulent avec la mobilisation politique ?
Eh oui, encore sous la forme d’une provocation... une modeste contribution à des débats qui traversent la gauche de la gauche.
La lutte aux Antilles est exemplaire en ce sens qu’elle nous montre la voie.
En effet, au delà de "la vie chère", revendication que se plaisent à relayer les médias de masse, c’est de la refonte de tout un système dont il est question. Le manifeste des neuf, ou "Manifeste pour les "produits" de haute nécessité" que vous pouvez visualiser également sur le Blog du CnR 31 ici : http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/ est remarquable en ce sens qu’il pose bien la cause du mal être exprimé en ce moment aux Antilles mais également en métropole et un peu partout en europe et sur la planète.
Comme nous le disons depuis plusieurs mois ensemble maintenant que le Conseil national de la Résistance est réactivé, c’est d’un projet de société alternatif dont nous avons tous et toutes besoin. C’est d’une société post capitaliste qu’il s’agit de créer.
L’alternative est proposée dans le texte. Elle repose sur des fondamentaux dont nous ne pourrons pas faire l’économie si nous voulons sortir du marasme économique, social, écologique et démocratique dans lequel nous sommes tous et toutes englués à l’heure actuelle et ce depuis des décennies.
Mais il s’agit pour cela et comme il est dit également dans le texte de reprendre nos vies en main. C’est le prix d’un fonctionnement démocratique. Nous ne pouvons laisser faire sans se tenir informé, nous ne pouvons laisser faire sans être consulté, sans avoir notre mot à dire, sans participer à la gestion, aux choix qui sont fait pour nous. Nous ne pouvons faire l’économie d’une responsabilisation individuelle et collective !
Nous ne ferons pas l’économie, sous peine d’une implosion sociale et écologique totale, de repenser un autre modèle de développement de notre société où l’homme et la nature dont nous dépendons seront au centre de nos choix politiques. Nous ne pourrons pas faire l’économie de l’esprit de la "Pachamama", cher aux Amérindiens. En ce sens je vous renvoie à la lecture du discours qu’Evo Morales avait tenu devant l’assemblée générale des Nations Unies le 24 septembre 2007. Visible notamment ici : http://www.attacparis12.lautre.net/spip.php ?article154 A cette période, seuls à ma connaissance, les mouvements altermondialistes avaient repris ce discours comme un élément fondateurs de leur projet politique. Souhaitons que celui ci ainsi que "le Manifeste des neuf" trouve aujourd’hui plus d’écho auprès de la population et des mouvements citoyens, politiques et sociaux.
Quelle plénitude aurons nous atteint quand nous nous serons émancipé de la spéculation, de la compétition, de la concurrence, de la domination de l’homme par l’homme, quand nous prendrons conscience de la primauté de "l’être" face à "l’avoir", quand nous aurons rompu avec le tout marchand !
Pour cela, il s’agit bien de comprendre et de faire comprendre qu il ne nous faut pas éluder ce débat essentiel dans nos combats et résistances actuelles. C’est en ce sens que nous devons construire dans nos luttes respectives, dans nos "interluttes" et dans les mouvements de résistance qui s’organisent un peu partout à l’heure actuelle des transversalités entre nos revendications respectives, ceci afin, comme il est dit dans le texte des neuf, que derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique.
Les antillais eux, l’ont bien compris. Leurs conditions d’existence et les traumatismes qu’ils ont subi ne sont pas les mêmes que les notres à 10000 km de distance. Pourtant, la souffrance peut nous être commune. Nous devons être solidaire de leur combat qui nous montre la voie vers une autre manière de faire lien, une autre organisation de la société, un autre vivre ensemble.
C’est ainsi que l’appel de nos prédécesseurs, Résistant-e-s du CNR de 44 prends alors tout son sens. Il nous faut maintenant et un peu partout décliner le fameux : "Résister, c’est créer".
C’est un autre projet de société qu’il nous faut. Un projet qui allie la prosaique à la poétique. Un projet de société qui recrée de nouveaux "liants sociaux". Un projet de société qui refonde une véritable démocratie sociale, participative, autogestionnaire, respectueuse du vivant et qui reconnait, respecte la singularité de chaque être, son histoire et son territoire, son existence.
Véritablement un autre Monde.
Avant tout il nous faut rompre avec le systême marchand. Et dans ce sens des revendications précises sont amenées par le "manifeste des neuf"
Il nous faut refonder la politique pour qu’elle soit véritablement "au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite", "un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté",
et refonder un projet de société sur des principes humanistes et existentiels.
C’est sur cette base que nous pourrions organiser des Etats Généraux citoyens dès le printemps prochain pour ainsi reconstruire ensemble notre démocratie.
ff, correspondant du Conseil national de la Résistance 31
En attendant RV à Toulouse jeudi 18 février à la Case del poble à 18 h 30 - 81 rue des Arcs St Cyprien pour la constitution d’un comité de soutien à la mobilisation générale Outre mer.
Déclaration unitaire signée par :
AlterEkolo (AE) Alternative démocratie Socialisme (ADS), Alternative Libertaire, Association des communistes unitaires (ACU), Coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)